Un intérêt pour le textile m’a amenée à étudier le vivant : la culture des plantes tinctoriales, leur représentation (arbre phylogénétique, herbier etc).

Mon travail sur les teintures végétales, les pigments naturels et l'informatique s’inscrivent dans une réflexion par la pratique, sur la simulation du vivant en peinture.

Autofertilité est un projet de collaboration avec un réseau neuronal artificiel entraîné à l’extraction de style à partir d’images de mes peintures. Le système analyse ces images pour en créer de nouvelles à partir desquelles j’en tire des idées de composition dans un rapport dialogique homme­machine susceptible d’incarner l’incertitude du sujet postmoderne et d’interroger le vitalisme projeté sur la peinture en tant que médium.

La peinture assimile depuis plusieurs siècles les techniques visant à reproduire le réel ( optique, cartographie, photographie, cinéma...) Comment la pensée computationnelle influence t’elle la peinture ? La vitalité de la peinture est-elle un mythe?

En 2018 je crée l’association Maracuya et je démarre en 2019 un projet de conservatoire des plantes tinctoriales actuellement hébergé sur une parcelle de la Société d'horticulture et d'arboriculture des Bouches-­du-­Rhône. (http://maracuya.fr/ )